Carnets de Croatie

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dimanche 15 mai 2005

mode d'emploi

Pour lire ce carnet de bord depuis son début... descendre tout en bas de cette page, puis remonter.
Etrange mais c'est comme ça que ça marche.

N'oublions pas les photos...

Comme à la maison...

Ben voilà. Zagreb – Paris, Montmartre pour dire bonjour à maman, Paris – Toulouse.

C’est amusant comme je n’ai pas un seul instant ressenti le mal du pays. Joie profonde de retrouver ceux que j'aime, mon chez-moi, mais un indescriptible goût de reviens-y qui prolonge un peu cette échappée belle.
C’est le moment de remercier tout ceux qui ont permis cette expérience unique pour moi.
Comme vous l’aurez compris à travers ce carnet, je me suis touristiquement régalé. Mais le principal voyage a vraiment été intime. Prendre du temps pour moi et ne pas craindre ces moments de solitude choisis. Un vrai luxe que seuls de sincères amis savent offrir.
Des sensations qui résonnent longtemps au moment où l’on se trouve en tant qu’homme...

Très vite, je mets d’autres photos en ligne sur ce site, mais avec un peu d’ordre. Puis aussi je corrigerais deux ou trois fautes qui ont pu se glisser sur ces maudits claviers Croates ;-)

samedi 14 mai 2005

Puritza !

Dernière soirée a Zabreb. Marina, jeune sœur de Tina (rencontrée à Toulouse), a pris les choses en main. Au programme : montée sur la montagne qui surplombe Zagreb, puis tournée des bars et boîtes.
Nous accompagnent son petit ami, sa petite sœur (17 ans, en paraît 25), le petit ami de ladite petite sœur et un autre ami. Montée nocturne a travers les sapins : à 20 mn du centre-ville, on se retrouve en pleine nature, dans une station de ski ! Photo, puis vite, on descend se réchauffer dans une boîte assez jolie mais vide ...
La suite sera nettement plus « chaude » et la jeunesse Croate sait vraiment s’amuser au son notamment des musiques « locales » (enfin Serbes si j’ai bien compris), aux intonations... turques. Limite kitschissimes, mais très plaisantes au moment de danser, une bonne bière en main (goûter la Ojusko qui a un léger goût citronné pas piqué des hannetons).
Au demeurant, je n’ai pas déboursé un Kuna de la nuit : mes convives, qu’on ne peut pas soupçonner d’avoir un compte en Suisse, se sont relayés pour m’offrir verres sur verres, avec une habileté et une gentillesse qui m’a plus que touché. Je les remercie ici vivement pour cette soirée qui appelle une invitation Toulousaine...

vendredi 13 mai 2005

Ca sent le depart...

Dernière journée a Zagreb, et toujours aussi détendu (les connaisseurs complèteront utilement cette phrase).

Je confirme que les Croates sont les meilleurs cuisiniers Italiens du monde : alors que je dégustais un dantesque plat de pattes pâtes aux champignons et aubergines, mon voisin de table, tout aussi seul et fier de l'être, a finit par entamer la discussion a propos du pot de parmesan qu'il aurait aime que je lui parle. Le monsieur en question était Italien, restaurateur de surcroît, et il a pu me confirmer mes pensées culinaires. Dont acte et le resto en question (pour ceux qui auraient la bonne idée de venir flâner par ici), c'est Boban, dans la ville basse.

Sinon, j'ai fini mon roman de voyage en temps et en heure. "Solal" d'Albert Cohen. C’est fou l'importance que peut prendre une lecture dans ce genre de périple... Très beau texte, bien sur, même si j'ai parfois été agacé. J'en tire une leçon cependant : en toute chose, il faut savoir rester excessif. Je ne crois définitivement pas que la pondération soit signe de sagesse, mais au contraire, témoigne d'une peur de vivre. La sagesse relèverai plutôt de vivre avec ses excès, ses passions, sans que cela ne soit trop destructeur... De la vie que diable !

Hop, pour illustrer tout ça et pour finir sur une note calme, une photo prise a 3 heures du mat...

Et pourquoi j'étais dehors a cette heure indue ? Parce que je me suis fait débaucher par Jo et sa belle Barbara (21 et 20 ans respectivement, ce qui ne nous rajeunit pas), rencontrés dans un bar et qui m'ont incité à la boisson et à la sortie. Mais pas trop de boisson quand même...

Juste avant, j'ai assisté a un grand concert sur la place centrale de Zagreb, gratuit et bourré de jeunes qui ne l'étaient pas forcément (bourrés). Bon, c'était le Johnny Hallyday national mais grosse ambiance.
Preuve s'il en fallait que Zagreb est une ville ou il fait bon vivre : la présence policière se résumait a quelques flics débonnaires qui chantaient à l'unisson. Je suppose qu’ils ne doivent pas être plus tendres que chez nous, mais quand je pense aux contingents déployés dans nos grandes villes à chaque fête de la musique...

C'est bientôt les élections municipales. La campagne bat donc son plein. Ici aussi et les méthodes sont parfois surprenantes : concerts au centre ville, distributions de stylo et de bombons... et démonstration de Kick-boxing.
Là c'est un parti plutôt nationaliste qui offre ce "show" musclé aux badeaux mi-intéressés, mi-goguenards.

Enfin, une fenêtre sur cour. Je suis à chaque fois surpris par ces arrières cours campagnardes au coeur d'immeubles plutôt austères. Très peu de digicodes donc on peu visiter à l'envi.

Hop, demain l'avion et je mettrais un peu d'ordre dans mes pensées et dans mes photos avant de vous convier a un raout pour célébrer notre bonne amitié Franco Croate...

jeudi 12 mai 2005

Tranquile et autres considerations

De retour a Zagreb. Rendu les clefs de la voiture, retrouvé ma piaule pas trop chère dans l'immeuble pas beau. Et surtout content de flâner de nouveau dans les rues de cette ville qui me plait décidément.

A n'importe quelle heure de la journée, il y a de l'animation, des gens aux terrasses, de la musique dans la rue. A se demander si ils bossent. Notez que comme je l'ai déjà évoqué, trouver du boulot ici pourrait faire une émission de télé réalité tant cela semble relever de l'exploit...
Je suis bien persuadé qu'un jour un politicien de chez nous nous servira une soupe du genre : " de quoi vous vous plaignez, regardez les Croates, 10 % de taux de chômage, ça les ferait rêver". Bon, j'exagère la, ce serait un peu comme dire que les medias feraient de la propagande a l'occasion d'une consultation nationale. Non, pas chez nous, c'est bon pour les pays de l'Est ce genre de procédés...

Ceci dit, halte la : mon verbiage dépasse largement le cadre du carnet de voyage, mais je suis d'humeur bavarde et je paye pas la connexion...

Donc Zagreb.
Quand je disais que les filles sont jolies ici, ce n'était que pour moitie de la provocation. De l'aveu même de Marina (soeur de Tina rencontrée a Toulouse), il règne ici une Fashion dictature. Ca donne par exemple un seul repas par jour (pour pas grossir) et des dépenses pour les fringues avant toute autre chose.
Alors dans la rue, c'est concours d'élégance : pantalons moulants, coiffures impeccables (inutile de dire que je sors du lot), chaussures classes (j'ai d'ailleurs craqué et ai fougueusement acquis une paire de nu-pieds du meilleur effet). Je déconseille a ce titre formellement a Polo, aux deux Pierre ou a Marco Toulouse de faire un séjour prolongé a Zagreb ou sur la côte : leur nuque n'y résisterai pas a force de contorsions. Mais au final, et en dépit d'une étonnante absence de vulgarité outrancière (les Londoniennes vivent vraiment sur une autre planète pour ça), il y a une fâcheuse tendance à la standardisation de la gent féminine qui est franchement agaçante à la longue. Vive la diversité Mesdames ! Et à trop vouloir vous ressembler, les unes en deviennent banales, les autres franchement ridicules. Sans compter que tous ces mannequins-dry, ça fait inaccessible et c'est franchement débandant.

Autre point marquant et qui est en lien direct avec la diversité : croiser une personnes "de couleur" est infiniment plus rare que de rencontrer une nonne (qui sont particulièrement nombreuses, elle se remarquent a leur sandales pas tendance du tout).
Durant ce séjour ou j'ai quand même traversé de grandes villes, et en dehors des flots de touristes, je n'ai vu qu'un noir et quelques roms (toujours affairés a récupérer ce qui peut l'être sur les trottoirs de Zagreb où la coutume semble vouloir qu'on y vide son grenier quand bon vous semble).
Inutile de dire que je ne suis pas capable de différencier un Croate d'un Serbe, mais si j'ai bien compris ces derniers ne sont pas du tout en odeur de sainteté, mais ça peut se comprendre.
Donc ici, les soucis d'intégration ne devraient pas se poser, mais manifestement, une partie du pays répond de plus en plus aux sirènes du nationalisme. Ici ou là, on peut croiser des tags dont les croix gammées ne laissent guère de doute quand au sens du message.
Tiens, au moment où j'écris ces lignes, mon second noir vient de rentrer dans le cybercafé. J'hésite à aller le féliciter...
Tout ça pour dire que ça manque aussi un peu de couleur et de mélange tout ça...

Et pourtant. Comment expliquer que je trouve les gens particulièrement avenants, ouverts, chaleureux, détendus comme un marseillais n'oserait pas (enfin pas pareil disons).
D'ailleurs la géographie du pays est à elle seule un métissage : montagnes, plaines, cotes, îles... L'histoire n'est aussi que mélanges, confrontations, cohabitations : c'est hallucinant le nombre de peuples qui ont défilés ici. Et quand je dis défiler, ils cherchaient plutôt à s'y installer, ce qui donne un nombre incalculable de guerres, de sièges, d'occupations, de massacres, de traités, de libérations... Tout ça enfante de villes aux remparts magnifiques, d’une cuisine ou on sait faire de meilleures pizzas qu'en Italie, d’une culture qui ne s'est pas écrite d'un seul trait, mais avec une multitude de plumes et de langues.

Donc, je suis sûr de ne rien avoir compris aux Croate, mais je leur trouve un charme fou et une profondeur qu'ont les peuples tourmentés.

C'était le chapitre : "hier des photos, aujourd'hui du blabla..."

Bon, j'avais aussi envie de vous entretenir sur le plaisir de voyager seul, sur les réflexions que m'ont inspiré mon livre de voyage, mais ce sera pour demain... Ce soir c'est club de Jazz.

Ci-dessous, on croise encore des maisons sinistrées par la dernière guerre, principalement le long de la frontière Bosniaque.

La, c'est un exemple des tas de débarras qui parsèment les trottoirs de Zagreb, tas jalousement gardés par les roms. C'est aussi une photo jeu : "trouvez Pierrot".

mercredi 11 mai 2005

Que d'eau !

Depuis trois jours, il pleut des cordes. Finalement, j'aurais quelques remarques à faire concernant l'organisation climatique de ce voyage.

Toujours est-il qu'en ayant marre d'arpenter les sentes sous les trombes, je profite d'un cybercafé pas cher et bourré de boutonneux qui s'excitent sur leur clavier en écoutant ACDC pour compléter le message précédent (île de Cres) et pour vous narrer ma visite a Plitvice, parc naturel s'il en est.

Plutôt qu'un long discours (ce qui ne serait pas mon genre), quelques images de ces incroyables paysages calcaires sculptés par le lent travail de l'eau... Même sous la pluie, ça vous la coupe (si j'ose dire).

Puisque le temps n'a pas voulu se mettre au diapason de mon humeur radieuse, j'ai pris la voiture et suis redescendu sur la cote pour la journée. A Zadar plus précisément, très belle ville mais assez difficile à photographier par temps maussade. Par contre ici aussi ils fonts dans la petite vieille typique...

Ensuite a la demande générale de Marco, les gastéropodes locaux, qui remplaceraient aisément a trois un steak T-bone. Ici, ils entament une gigue autour d'une pièce de la taille de feu nos 5 Francs..

Demain a l'aube cap sur Zagreb la grande pour conclure ce sejour en beauté et en bières du cru.

Si j'ai le temps et si vous êtes sages, d'autres images.

A si, j'allais oublier de saluer la joyeuse tribu de Français rencontres hier soir sur le parking du parc et avec qui ce fut agréable de dire deux ou trois conneries...

lundi 9 mai 2005

Taillé pour l'aventure...

Donc des photos qui correspondent au texte ci-après poste initialement le 09/05/05.

Tout d'abord une illustration qui indique à quel rythme dolent je traverse ce pays...

Ci-dessous, c'est juste avant d'embarquer sur le Ferry-qui-coute-cher-et-qui-pue-le-fuel

Bon, la, c'est une fête foraine qui se prépare

Après, histoire de vous faire comprendre a quels périls j'ai valeureusement échappé. Pour résumer, rando seul sur l'île. Soleil et mer en contrebas. J'avise un chemin qui a l'air d'y filer. Hop, je l'emprunte hardiment. O Adriatique que n'ai-je su résister a tes sirènes perfides ? Le chemin en question ne descendait pas du tout et au bout d'une bonne demi heure, n'écoutant que mon courage et mon envie d'une trempette, je coupe à travers maquis et moutons. Las, à défaut de plage, des rochers calcaires et coupants.

Et bien, ceux qui connaissent mon rapport a la mer n’en reviendront pas : plouf tête la première. Bilan : un maillot de bain ruiné et surtout une belle entaille à la cheville...

Avouez qu'a une heure de montée de la voiture, seul au monde sur une cote hostile, ça vous pose un aventurier. Jack London, Livingston-I-presume et Rahan n'ont qu’à bien se tenir. Donc, mouchoir, bandage avec l'élastique des lunettes de bain et en route. C'était ma minute plaignez-moi-mesdames.

Plus poétique, la vue que j'avais en m'endormant dans ma voiture garée sur le parking de Lubenice, village bénit parmi les villages (je lis Solal d'Albert Cohen, ça doit influencer mon style).

Après, ce sont des clichés pris pendant une rando longue et improvisée... inutile de dire que je me suis régalé.

Il y a pire. En revanche, détrompez-vous, la mer n'est pas plus inclinée en Croatie que par chez nous. C'est juste moi qui suis pas foutu de cadrer correctement un paysage.

D'aucuns vont me taxer de gérontophilie (ne me demandez pas de traduire ça en Croate), mais je persiste sur les photos de mamies, qui sont universellement signe du temps qui fait une petite pause.


****

Toujours pas de photos, parce que connexion qui rame et qui coûte cher. Je m'apprête à quitter l'île de Cres, qui est un véritable bijou, après y avoir vécu milles péripéties et deux mauvaises nuits dans la voiture.

En attendant, je ne suis régalé et ce voyage est merveilleusement organisé : beau temps pour les randos et pluie battante pour les journées de voiture.

Sinon, peu de rencontres notables, exceptés de jolies fleurs, des moutons laineux, des chèvres à cornes et des escargots probablement importés de Tchernobyl.

Aujourd'hui, en route pour le parc naturel de Plitvice (classé par l'UNESCO, s'il vous plait), via l'île de Krk.

Des photos en veux tu en voilà dès jeudi ou j'aurais retrouvé Zagreb et mon cybercafé gratos.

PS : c'est chouette les messages des copaings...

vendredi 6 mai 2005

Cote a cote...

Ben si au final, quelques images avant ma "traversée des îles" ou je ne pense pas trouver autant de cybercafés qu'ici.

Donc, une première pour vous montrer l'arrière pays (sous la pluie)

Puis le village à coté duquel j'habite (Motovun pour les intimes, et toujours sous la pluie d'hier)

Ensuite, sous le soleil, Poreć et et Rovinj


(Celle la, c'est pour frimer et montrer que je peux faire des posters pour chambre d'ados...)

Attention, dédicace : HELLO TO SANJIN from the Mama cyber coffee and more... Your country is so beautiful than I can't miss any picture... just make "click" and it's done! See U next week and thanks for all.


***

Toujours pas de photos aujourd´hui, vu que le cybercafé ou je suis est hors de prix et équipé uniquement de Mac que je sais pas comment ça marche ces trucs là.

Hier donc, journée de transit sous une pluie battante. Après m’être méchamment paumé dans les montagnes dignes de la Corse (sans les Corses tout de même), j’ai fini par trouver une chambre au fond du bout du monde, à Motovun. C´est la que je ne regrette pas la voiture : l´arrière pays est sublime mais inaccessible, alors que la côte toute proche est tout aussi jolie (assez grecque a mon sens), mais hyper touristique. Aujourd´hui grand beau temps. Je viens de parcourir les rues médiévales de Porec... une carte postale déjà bondée de monde. Après, un peu de cote puis je regagne mes montagnes. Demain, pas de site vu que je file sur une île (Cres)...

Contrepartie de la voiture et de la campagne : mon voyage qui n´était que rencontres se transforme en parcours solitaire, mais j´aime vraiment ça pour le moment. Donc les filles, pas de soucis coté blondes, et a mon tour je rends hommage a la Belle Noizzette sans qui tout cela ne serait qu´un projet fumeux.

Zouuuu !

PS : bon voyage jacques. Gaffe aux cochons et vaches, même brunes...

jeudi 5 mai 2005

En transit

Bon, aujourd'hui pas de photos, je suis en transit et je squatte une connexion Internet dans un magasin. Ca rame et ça marche pas bien... Là, je suis a Karlovac, et je file vers l'Istrie avec une voiture toute neuve...

Merci pour vos messages...

Zouuuu !

mercredi 4 mai 2005

J'ai pigé !


*** bonus du jour : un instant attrapé au hasard d'une réjouissance sur une place de Zagreb, le son est un peu pourri mais c'est fait a main levée *** (Jacques, j'ai hébergé ce son sur ton site, mais les Internautes n'y verront que du feu, merci d'avance)

Bonne journée (loin d'être terminée d'ailleurs). Au menu, marché aux vêtements, jardin botanique, Importanne Centar, cimetière Mirogoj et descente a pieds depuis les hauteurs de Zagreb.
A travers tout ce périple, j'ai commencé a piger ce qui me charme ici depuis le début : tout est savant mélange.
L'architecture, qui masque derrière des larges avenues victoriennes des arrières cours biscornues.

Les gens, réservés mais affables, qui donnent dans la consommation rose bonbon mais qui mettent en vitrine le dernier Didier Lockwood avec des rayons Jazz plus importants que ceux consacrés à la Techno... Les tenues vestimentaires, qui hésitent entre string-ficelle-qui-dépasse et dernier cri de la mode Italienne (ici c'est la patrie de la pompe chic).


Là, c'est à l'intérieur de l'Importante Centar. Quand je dis rose, c'est rose...

Enfin, l'atmosphère survoltée des quartier branchés (je pensais que les étudiants étaient en vacances pour remplir les terrasses comme ça un lundi soir... même pas, mais ils sont où les Toulousaings ?) est compensée a merveille par le calme des parc ou des mamies sans âge promènent leur mémoire. Elles ont du en voir des vertes et des pas mures : on dirait plein de Mamies Adrienne...

En somme je suis conquis, mais je reste convaincu que les fins de mois doivent être sacrément difficiles vu les prix affichés en vitrine (plein d’articles plus chers que chez nous, y compris pour la consommation courante). J'ai encore en mémoire la délicieuse soirée passée a écouter “l'érudit tête brûlée” Drazen. Plein de questions depuis... je le remercie une nouvelle fois en espérant qu'il lira ces lignes.

Tant qu'a y être de remercier : les copains, vous m'avez VRAIMENT fait le plus beau cadeau qui soit. Et je compte bien en profiter...

PS : Jacques, je ne compte pas répondre à tes provocations. Sans les Parisiens, vous n'auriez même pas Internet à la maison...

PSII : Frédo et Claudia, continuez a roucouler sur ce journal, ça me fait vraiment rire. Et Claudia, côté blonde, pas de soucis : mon look de touriste est rédhibitoire...


Cette photo, c'est une spéciale dédicace à Alex (de Toulouse) : regarde l'affiche en haut a droite. J'ai hésité, mais c'est 150 F l'entrée (quand je dis que la vie est chère ici bas...)


Celle-ci est une allégorie a notre projet pilote qui nous tiens tous a coeur en dépit du devoir de réserve (spéciale dédicace aux collègues pour le coup)

mardi 3 mai 2005

Le pot de miel

J'ai un don ! Dès que je suis dans une ville ou a peine 0,0001 % de la population parle le Français, ces oiseaux rares me tombent dessus comme les micros de France Inter sur les partisans du oui.

Hier soir par exemple - après avoir devisé sur les nuits Zagreboise avec la chorégraphe, et à la recherche d'un bar vanté par le Routard - un inconnu au crâne rasé me lance “Can I Help You ?” Du tac au tac je lui réplique “Yes, maybe”, il enchaîne “tu es Français ?”. Deux leçons : je fais touriste et mon anglais trahit mes origines.

Au final, on a finit par prendre une ou deux bières chez Drazen (c'est son prénom), en compagnie de son pote Nenad, lui aussi pratiquant un très bon Français. Activiste de gauche (ce qui est manifestement rare dans un pays assez nationaliste), ledit Drazen m'a tout simplement prodigué une leçon d'Histoire / géopolitique de son pays, cartes à l'appui. Passionnant, d'autant que le gars est d'un tempérament excessif ce qui a coloré la séance.
Bilan, l'histoire de la Croatie est au moins aussi balaise que la notre, et on a rien compris au dernier conflit Serbo-croate, beaucoup plus complexe que ce que les médias nous ont conté.

Aujourd'hui, j'ai pu vérifier mes premières impressions sur Zagreb : ville tout simplement délicieuse. Toulouse devrait entre autre s'inspirer de ses bars à terrasses, de ses lieux de culture et de son réseau de tram efficace.

Ce soir, en dépit d'une nuit de 12 h (!), je suis claqué. Le Jet lag sans aucun doute.

PS : Jacques, tu es drôle quand tu fais ta vierge effarouchée : c'est parce que tu n'as plus les cheveux longs que tu mets le casque.

Là, c'est le joli immeuble ou je dors. Zagreb a au moins ce défaut, c'est que la vie est aussi chère que chez nous, ou a peu près. Donc j'ai pris une chambre chez l'habitant. Mais à l'intérieur c'est très bien.
Ceci dit, vu le taux de chômage local, je me demande comment ils font en fin de mois...

lundi 2 mai 2005

Zagreb est une blonde...

Transit par Paris, le temps de voir que Violette et David ont mis nos trois annees de silence radio mutuel a profit : le petit Gabriel est un ange... tout son pere quoi. Le temps aussi de constater aue je ne suis definitivement plus parisien.

Avion, petit pincement au ventre caracteristique et me voila a Zagreb. Alors c'est comment ? Ben comme le disait Tina, Croatte rencontree a Toulouse, ca ressemble finalement pas mal a Toulouse, sans chauvinisme aucun.

C'est plein de jeunes tous plus jolies les une que les autres. C'est le printemps, les gens sont habillees legeres. Les voitures font vroum et les pietons blabla.
C'est d'ailleurs la que le depaysement commence : le blabla Croatte, outre l'accent, est tout simplement inabordable pour le commun des Toulousains. Ceci dit, c'est chantant, une sorte d'allemand qui aurait pris le soleil pendant quelqus siecles tumultueux (en fait ca fait penser au Russe mais il faut pas trop leur dire si j'ai bien compris).
D'ailleurs ils ont du trafiquer leurs clavier, ce qui fait que je tape lentement et sans accent (ceux qu'on trouve ne veulent rien dire et son imprononcables čćšłŁžđ...)

Pour le reste, plein de bars tres sympas ( ce aui change de Toulouse), un dynamisme tout de suite perceptible et qui contraste avec la relative froideur Hausmanienne des batiments de la ville basse : les murs sont couverts d'affiches vantant des spectacles et concerts aux noms tres exotiques.

Cote musique, le bus aui relie l'aeroport donne une certaine mesure : entendu une resucee osee d'un morceau de Europe (il faut le faire) et un chanteur local qui imite Moustaky.

A cote de moi, il y a une Croate aui parle Francais... je vais la cuisiner pour les bons plan vu qu'elle est prof de danse.

Donc je vais bien si c'est la question.

PS pour Jacques : ici, plus la moto est grosse, moins on met le csques. Par contre c'est 4000 F les 4 jours de location donc je laisse tomber...

PS pour Fredo : ton imprimante, tu peux en faire un biscuit...

PS : les photos sont un peu crades, mais ils ontpas photoshop ni acdsee dans l'espece de squatt artistique d'ou je poste ce message. Par contre la bierre est a 5 F...

jeudi 28 avril 2005

Ca commence aujourd’hui…

14 décembre, mon anniversaire. Des amis réunis chez mon frère pour une petite soirée où chacun devait amener « une photo qui lui ressemble ». Tout va bien, on boit, on mange, on rigole et un faux air de printemps s’installe au cœur de l’hiver.
Chacun a joué le jeu des photos et le résultat est vraiment chouette : autoportraits, photos surréalistes, photos intimes… Mon cadeau est là dans cet instantané collectif.

Et puis traditionnellement, on tamise un peu plus les lumières, on m'entoure de mystères... je prépare mon souffle de forge pour les 29 bougies que je devine sur un gâteau.

Surprise, on me glisse une carte de la Croatie entre les mains. Je trouve le clin d’œil amusant et prépare une de mes discours aviné dont j’ai le secret. Premières parole et on me coupe la chique : une pochette vient de rejoindre la carte. Dedans : un aller/retour pour Zagreb. Départ le 02 mai 2005… rien de moins.
Emotion : mes amis savaient que je rêvais d’un voyage en solitaire, sans cesse reporté, jamais assumé.
Larmes, bafouille maladroite… mais c’est un fait : voila le cadeau le mieux senti, le plus intime que l’on m’ait offert. Ces gens là me connaissent donc et me veulent du bien…

Depuis, le printemps s’installe péniblement, mais sûrement. J’ai lu et relu le Routard, je viens d’acheter le Gallimard.
Et lundi je pars…

N'hésitez pas à laisser vos commentaires au bas des pages que je tenterai de poster au fil d’un chemin qu’il me reste à tracer...