Je ne suis pas superstitieux, mais tout de même. Alors que je rédigeais péniblement un billet pour journal Extime, voila que mon PC fait une crise d’épilepsie majeure, refusant obstinément ma prose lourdingue.
Pourtant, je narrais mes retrouvailles avec des photos prises l’année dernière au Musée Picasso à Paris.
Ces clichés me donnaient un étrange sentiment subliminal : dans ce lieu cossu et pensé pour la visite de masse, les oeuvres du maître semblent s’ennuyer ferme.
C’est un fait, les mussées savent exploser mais ont un mal de chien à faire vivre. A moins que la demande touristique internationale moyenne ne pousse à cette exhibition permanente qui fait que de Tokyo à Londres on puisse traverser les lieux de culture comme des halls d’aéroports.
Discours de bon aloi, pamoison devant des chefs d’oeuvres réputés rarissimes, bousculades pour une confrontation d’artistes morts depuis des lustres.
Compétition de chiffres et d’heures d’attente. « Quoi, tu n’es pas allé voir le cure dent de Napoléon au Grand Palais ? ». Ben non.
Et d’ailleurs ces grand-messes m’ennuient à peu près autant que la « nouvelle chanson Franà§aise » ou la nouvelle-nouvelle-nouvelle-vaguelette du cinéma Franà§ais : à§a manque singulièrement de couilles, de doutes et d’humilité.
Tout à§a pour dire qu’au tout beau tout lisse musée Picasso, j’ai eu envie de prendre une sculpture par la main et de lui faire faire un tour dans les Pyrénées ou dans les faubourgs de Barcelone (que je ne connais pas d’ailleurs).
Le chat est sur mes genoux et c’est bon.
Commentaires : (
1)
bonjoour picasso sava bien moi oui ton chat es sur tes genou et ses bien bye mathieu m.bouffard @ 2007-03-29 16:53:36
mathieu m.bouffard @ 2007-03-29 16:53:36