<< prédédente | dernière image postée | suivante >>
07 septembre 2006 // Dans les yeux de Mamie
07 septembre 2006 // Dans les yeux de Mamie »

Un Week-end chez ma Mamie. Entendre pour la énième fois ces anecdotes qui font que sa vie de femme seule reste une vie. Ces détails milles fois racontés, de la tonne de fraise autrefois récoltée à  ces « gâârrce de poules qui ne pondent pas ».
Provoquer de nouveau l’éternel récit d’une sortie épique à  Rocamadour en vélo... il y a cinquante ans. De si infimes histoires qui prennent un tel relief des décennies après. Comment à§a marche la mémoire ?
Je ne me lasse pas de retrouver sa jeunesse lointaine, résumée au final en une dizaine de récits répétés à  l’envi.
Je raconterai quoi à  mes petits enfants ? Qu’est-ce que je vis aujourd’hui qui gardera cette importance digne d’être transmis ?
A en croire Mamie, ce ne sont pas nécessairement les évènements que l’on commémore en grande pompe. Plutà´t ceux qui font que le quotidien mérite que l’on s’en souvienne...
J’aime tellement écouter ma grand-mère radoter...
Commentaires : ( 5)

  • Quelle émotion dans le regard ! Bravo.
    zian @ 2006-09-08 11:48:41
  • Tres touchant ton propos.
    Mon papa à moi, il n'en finit pas non plus de raconter toutes ces petites histoires qui marquent une vie. Et ça me fend un peu le coeur parcequ'il n'y a pas pour nous de "nouvelles" petites oreilles avides pour les recueillir...
    C'est comme ça.
    Mais la n'est pas le sujet....
    Il me semble que la memoire gomme les angles de nos vies et preservent les petites pepites qui ont emaille notre existence, bien souvent d'ailleurs en les eclairant sous un angle different du vecu-vrai. Ainsi, une toute petite chose devient une aventure extraordinaire. Et puis il y a aussi la jeunesse : tout y prend une couleur, une saveur particulieres qui donnent relief a l'anecdote et c'est cela que l'on garde en mémoire, des decennies plus tard.
    Ne crains rien : je suis bien certaine que tu auras a transmettre a tes petits enfants des histoires de tomates qui refusent de murir ou du frisson ressenti à l'ecoute de quelques notes bleues au festival de Truc, dans les annees 2000 et quelques. A ton insu, la "machine" est deja en train d'engranger....
    Allez Papi Pierrot, a bientot !

    agnes.b @ 2006-09-08 21:07:35
  • Tres belle declaration d amour a mots couverts, sous-entendus a la fois legers et fugaces. Surtout ne pas avoir ni de regrets ni de remords : goutes tous ces récits jusqu a plus soif au point d en avoir mal au ventre. Vas la voir le plus souvent possible ; impregne toi de son odeur et de ses manies ; surprends toi a la regarder agir dans ses actions les plus banales et les plus quotidiennes. Et surtout n oublie jamais de lui dire que tu l aimes. Dis lui, repete lui souvent, jusqu a la fin.
    Léti @ 2006-09-08 23:23:17
  • C est quand tu livres comme ca que tu es le plus touchant. c est pour cette innocence et cette candeur de gamin qui a des reflexions d adulte inquiet que je t aime vraiment beaucoup.
    vivi @ 2006-09-17 18:16:13
  • C'est précisément ça, le fil conducteur qui donne du prix à la vie !
    sylvie F @ ruedesaristochats @ 2007-01-24 22:25:24


Ajouter un commentaire

 Message:
 

            Nom:
 

            URL:
 

            Se souvenir de moi

           

Images précédentes:
05 septembre 2006 // L’homme tronc06 septembre 2006 // Frères de larmes07 septembre 2006 // Dans les yeux de Mamie10 septembre 2006 // Pas de feu au lac11 septembre 2006 // Du son, des piafs, un pêcheur







Les créations de ce site sont mises à disposition sous un contrat Creative Commons.



RESF

Reporters sans frontières

Photoblogs.org
View My Profile