30 juillet 2007 // Un coin tranquille
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J’ai il y a peu publié une photo de ce petit cimetière perché sur une rivière sauvage, minuscule prairie enclose parsemée de pierres gravées, lieu de repos éternellement paisible sauf par temps d’orage.
J’ai associé cette photo à un texte « politisé », d’aucun s’en s’ont plaint à juste titre.
Alors une autre image de ce lieu hors du monde, où le temps laisse ses souliers ailés au pied de la grille qui rouille paisiblement. Chaque pierre tombale porte son histoire simple, résumée en quelques mots limpides, un nom, des dates lointaines et ce qu’il faut de mousse pour que l’on sache qu’ici le repos est paisible.
Une résidence avec une telle vue, un tel calme et une telle poésie, Brassens n’aurait pas rêvé mieux et sa supplique aurait sans doute eu un parfum différent, celui du thym et de la roche chaude. Il aurait immanquablement invité le randonneur à faire un brin de sieste à l’ombre des quelques arbres, bien callé contre l’une de ces sépulture bancale.
Il aurait peut être chanté cette joie simple qui vous prend dans ce havre porteur de lendemains qui reposent en paix.
La mort est partout une déchirure. Savoir que l’être perdu séjourne dans un pays où il fait si bon vivre peut à la longue être réconfort pour l’âme.
agnesB @ 2007-07-31 20:26:39