Désarroi et stupeur à la maison ronde ! L’inoxydable France-Inter vacille depuis quelques jours sous les assauts de... la Cichorium Endivia.
Pourtant habituée aux calamités endémiques (Poulets de Loué, Autoroute A5 qui roule 5 sur 5, Jean-Marc Sylvestre...), la radio nationale, et plus particulièrement la tranche matinale, est littéralement submergée par des hordes d’endives. Les présentateurs en perdent leurs moyens, des auditeurs s’en émeuvent à l’antenne. Pire : l’ultra professionnel Stéphane Paoli (quand on l’écoute, c’est Paoli) a laissé transparaître son indigestion !
Après la chienlit, l’endive.
Les experts et analystes estiment que c’est un coup de la concurrence privée. Que le service public ne peut pas avoir produit de telles inepties. D’ailleurs, aucun directeur au monde, aussi sourd soit-il, ne pourrait tolérer ces bouffonneries (étymologiquement « en bouffer jusqu’à plus faim ») coincées entre deux chroniques sur la tuberculose et les grèves à la SNCF (sic).
A titre personnel, je suis toujours plus effaré de voir le service public bradé impunément. Le saucissonnage publicitaire n’est, je le crains, que la partie visible de cette dérive inquiétante.
Pour les amateurs, [un site consacré à l’endive](http://dconrard.free.fr/)