12 février 2004 // Inconstance et persévérance sont sur un bateau...
»
Certains sourient déjà : « il est pas capable de tenir un journal ».
J’aimerai les voir à l’oeuvre, ces éternels sarcastiques...
Evidemment, je n’ai pas la constance d’un Nicolas Sarkozy sur TF1, ni la persévérance d’un Aillagon face aux intermittents. Encore moins la ténacité d’un Juppé habitué des tribunaux, ou pire, d’un l’accoutumance d’un Baron Seillière dans l’antichambre à coucher de notre Président.
Mais j’ai des excuses : je « voyage » et prends plaisir à ne pas avoir un PC sous les yeux en ces (rares) occasions.
Donc, je rentre d’un périple Aulus-Les-Bains (Ariège) / Paris La Défense. Autant dire : passer de ce que l’on pourrait honnêtement qualifier de « rectum du monde » à une fourmilière sous Guronsan.
Pourtant, Aulus - dont la population pérenne doit friser les 200 indéracinables - a connu ses jours de grande effervescence. Il y deux siècles (je veux dire le 19ème de notre Ere), à l’époque où La Défense n’était que champs et prairies, Aulus-Les-Bains attirait les foules, et non des moindres !
Emirs, artistes, politiques venaient y faire trempette (« Les bains » existent toujours), construisant d’immenses demeures, hà´tels démesurés, casinos. Aujourd’hui, à§a donne un village paisible, parsemé de bâtisses de trente pièces minimum, certaine en complet abandon, les autres maintenues par quelques courageux. Le soir, seuls les chats font encore la noce, et le calme est la plus grande richesse de ce village au fond d’une vallée pour le moins préservée.
Cà´té randos, pardon, mais à§a vaut vraiment le coup d’user ses godillots (cf les cascades de la photothèque de Minzatachoupe). Une adresse très recommandable : le gîte de la Gouaille. Pour un prix modique, chambres spartiates mais flambant neuves (tout fait « à la main par le patron). Doublez la mise et la demi pension vous laissera pantois.
Tout à§a pour dire que je suis rentré.