21 avril 2009 // Bosse toujours...
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Téléphone, réunion, rendez-vous qui est arrivé, re-réunion, re-téléphone, re-rendez-vous qui attend à l'accueil. Vite, manger pour avoir le temps d'envoyer quelques mails urgents. Et surtout occuper le peu de temps qui reste comme on fourre les chaussures dans un coffre déjà bourré...
20 h déjà. Ca tombe bien il fait encore jour à cette saison : on pourra profiter du trajet retour (à vélo) pour boire goulument quelques rayons de soleil et se remplir les poumons d'air à peu près libre...
Journée typique du cadre moyen dans notre société des loisirs... et encore, une chance d'avoir un boulot. Donc on se plaint pas et on pose ses congés du bout des lèvres parce que quand même, qui va s'occuper de tous ces dossiers qui ne peuvent évidemment pas attendre ?
Sans aucun doute ce tableau pourrait malgré tout paraitre enchanteur à quelques millions de travailleurs surexploités à travers notre monde des temps modernes. Mais une fois encore, cette frénésie du travail avant tout, cette dictature de la suractivité, ce rythme strictement anti-contemplatif : autant de dérives qui sont contraires au progrès social, à l'idéal utopique d'une civilisation où l'humain réussirait à s'affranchir d'un stress primaire, celui de la survie.
On ne va pas se plaindre, mais franchement, il serait tellement plus simple de se rappeler parfois qu'il faut bosser pour vivre et non pas vivre pour bosser...
sergio @ 2009-04-22 09:20:23
C'est tout à fait çà ! Comme d'ab. tu trouves les mots justes.
La peur du vide ?
Et pourtant.... un chemin creux sous une haie embaumée et bruissante d'insectes.... Le parfum des fougères sous le dais de lumière verte de la forêt.... Le chant de la pluie sur la toile du grand parapluie, un matin de printemps.... La douceur tiède du sable ....
(soupirs)
Il sera donc difficile de te voir alors....
agnèsb. @ 2009-04-26 14:39:48