07 octobre 2009 // Un air plus marin que le mien
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Marcher près de l'océan. Pour un petit fils de paysans Corrèziens, élevé en banlieue, c'est de l'exotisme à l'état pur. Une barre d'immeuble ou une colline occupe traditionnellement mon horizon et si j'ai appris à nager, plutôt bien, c'est en piscine ou dans
l'Etang de Miel.L'immensité maritime, la violence du vent chargé d'embruns, les courants et les vagues... j'ai l'impression d'être un nouveau né qui découvre que le monde est tout plein de sensations imprévues.
Une heure de rando sur le littoral et me voilà rincé comme après trois cols pyrénéens. La tête qui bourdonne, les lèvres salées, les yeux qui piquent, surtout quand c'est tempête (quand je pars en vacance à l'océan, c'est
toujours tempête).
Mais quel bonheur, quelle énergie. Je suis sûr de ne pas être marin : tant d'espace sans relief finit par m'angoisser et ne pas voir le fond me perturbe.
Mais je sais à présent où m'évader quand la tête trop pleine a besoin de point de fuite. Quand ma carcasse encombrante a besoin d'humilité.
De la belle ouvrage.
Très sincèrement,
agnèsb. @ 2009-10-25 22:30:56
je viens souvent te lire et profiter de tes choix musicaux, en silence, comme le fond et la sensibilité de tes textes le suggèrent.
frantz, un vieux copain
Frantz @ 2009-11-15 20:56:05